San Bernardo : le quartier des toreros de Séville | Stayforlong
Quartier de SévilleGuide de quartierLecture · 5 min

San Bernardo, l'histoire au-delà des murailles.

Les rues de San Bernardo doivent leur tracé et leurs noms au campement militaire installé par Ferdinand III « le Saint » pendant le siège de Séville. Aujourd'hui surnommé « le quartier des toreros », il borde à l'est un jardin almohade du XIIe siècle restauré en 1999.

Rues historiques de San Bernardo

Le tracé et l'architecture ancienne du quartier proviennent du campement militaire installé par les troupes de Ferdinand III pendant le siège d'Isbiliya, lors de la Reconquête. Plusieurs rues portent encore les noms de repères militaires de cette époque : Campamento, Tentudía, Alonso Tello, Almonacid.

Histoire & origines

La rue Cofia doit son nom à une légende selon laquelle Ferdinand III se serait enfui déguisé en servante après une tentative d'infiltration secrète. Connu comme « le quartier des toreros » pour son ancrage dans la tradition tauromachique, San Bernardo borde à l'est les Jardines de la Buhaira, d'anciens vergers arabes adjacents à un ancien palais.

Patrimoine & architecture

La Fabrique royale d'artillerie abrite des ateliers de fonderie depuis le XVIᵉ siècle ; c'est en 1782 que l'architecte Vicente de San Martín lui donne sa monumentalité actuelle. Le Pont de San Bernardo, de style régionaliste, est l'œuvre de l'ingénieur José Luis de Casso Romero et de l'architecte Juan Talavera ; les Sévillans le surnomment familièrement le « Puente de los Bomberos » (le pont des pompiers), en raison de la caserne historique installée à son pied.

Les Jardines de la Buhaira remontent à un palais de plaisance almohade du XIIᵉ siècle, construit autour d'une lagune alimentée par l'aqueduc des Caños de Carmona. Le jardin conserve l'ancien bassin almohade de 43 × 43 mètres ; un projet de restauration aboutit en 1999 à sa réouverture comme parc urbain de style médiéval-mudéjar.

Fabrique royale d'artillerie

Fonderies depuis le XVIe siècle

Monumentalité actuelle datée de 1782.

Pont de San Bernardo

« Puente de los Bomberos »

José Luis de Casso Romero, Juan Talavera.

Église de San Bernardo

Baroque et néoclassique

Centre spirituel du quartier.

Jardines de la Buhaira

Jardin almohade · XIIe siècle

Bassin de 43x43m préservé, rouvert en 1999.

Rue Cofia

Légende de Ferdinand III

Fuite déguisée en servante.

Culture & traditions vivantes

Chaque Mercredi saint, San Bernardo « vit son grand jour » selon l'office de tourisme, avec les processions de la Semaine Sainte qui traversent le quartier. Son surnom de « quartier des toreros » lui vient notamment de Pepe Luis Vázquez, surnommé « el Sócrates de San Bernardo », et de son frère Manolo Vázquez, deux figures nées et élevées dans ce quartier.

Itinéraire conseillé

Matin · 9h-12h : Campement historique

Rues Campamento, Tentudía, Alonso Tello et Cofia, puis l'église de San Bernardo.

Après-midi · 12h-17h : Fabrique et pont

Fabrique royale d'artillerie (extérieur), déjeuner de quartier, puis le pont de San Bernardo.

Soir · 17h et après : Jardines de la Buhaira

Promenade dans les jardins, bassin almohade, avant de rejoindre Nervión pour le dîner.

Itinéraire suggéré, non testé sur le terrain.

Questions fréquentes

Pourquoi San Bernardo est-elle surnommée « le quartier des toreros » ?

Pour son ancrage historique dans la tradition tauromachique, incarné notamment par Pepe Luis Vázquez et son frère Manolo Vázquez, nés et élevés dans le quartier.

D'où viennent les noms des rues de San Bernardo ?

Du campement militaire de Ferdinand III pendant le siège de Séville.

Que sont les Jardines de la Buhaira ?

Un jardin de plaisance almohade du XIIe siècle, restauré et rouvert au public en 1999.

Quand voir les processions de la Semaine Sainte à San Bernardo ?

Le Mercredi saint, jour où le quartier « vit son grand jour ».

Qui a construit le pont de San Bernardo ?

L'ingénieur José Luis de Casso Romero et l'architecte Juan Talavera.